Bio

Peintre plasticienne graveur, Delphine du Mérac, 43 ans, vit et travaille à Paris depuis 2003.

Avant de s’installer à Paris, elle voyage pendant 2 années en Amérique du sud et en Asie. Un voyage au long cours, à la rencontre des gens et des artistes locaux. Un voyage où le dessin et la peinture constituent son mode d’expression premier. Elle y réalise des centaines de dessins.

Sa peinture est marquée par la force expressive d’Osvaldo Guyasamin, la violence des traits d’Egon Schiele, l’espace infini de Zao Wou Ki et l’explosion de couleurs de Joan Mitchell.

Autodidacte, elle affine son apprentissage technique et plastique acquis en voyage par une pratique intense et continue, de nombreuses séances de dessin d’après modèle vivant et un apprentissage de la gravure auprès de Mireille Baltar. Son travail s’articule autour de la recherche de matière sous toutes ses formes et s’appuie principalement sur le thème de la nature.

Ses techniques de prédilection sont mixtes : acrylique, gravure, encre, mine de plomb, fusain et pastels.

Elle expose régulièrement sur Paris depuis 2003.

L’émotion est une couleur

Delphine du Mérac conçoit la peinture comme un échange d’émotions : entre le peintre et le modèle, entre la toile et le spectateur. Car lorsque l’émotion envahit tout, la peinture est la seule issue possible. L’émotion, c’est d’abord celle qui naît de la découverte de l’autre, à travers les voyages. En Amérique du Sud, Delphine du Mérac a laissé son regard s’émouvoir devant les êtres humains, leur univers, leurs différences.

Avec sa palette, étendue, et son regard, inattendu, Delphine du Mérac nous entraîne dans un univers très personnel, où les êtres vivants, humains ou animaux, tiennent le premier rôle et envahissent la toile. Leurs émotions deviennent les nôtres, la couleur se faisant conducteur de chaleur.

Caroline Gibert, iconographe